1. Immobilier
  2. Actualités immobilières à LANNEMEZAN
  3. Quelles charges pouvez-vous déduire de vos revenus de locations meublées

Quelles charges pouvez-vous déduire de vos revenus de locations meublées

Publié le 28/04/2024

En location meublée, les bailleurs peuvent profiter du régime réel pour déduire de leurs revenus locatifs de très nombreuses charges. Voici la liste des dépenses déductibles de leurs revenus pour la déclaration 2024.

 

Bailleurs, voici venue la saison de déclarer vos revenus locatifs. Et pour de très nombreux propriétaires de locations meublées, c’est surtout l’occasion de sortir la calculatrice. En effet, les loueurs en meublé professionnel (LMNP) ont la possibilité de choisir entre deux types de régime fiscal pour déclarer leurs revenus locatifs. Le premier, le micro-BIC (bénéfices industriels et commerciaux), permet d’appliquer un abattement sur le total des loyers perçus en 2023.

Mais pour de nombreux propriétaires, le choix se portera sur la seconde option, appelée régime réel. Pour simplifier, les propriétaires renoncent alors à l’abattement dont ils pourraient profiter grâce au régime micro-BIC. Mais en retour, ils s’accordent la possibilité de déduire eux-mêmes diverses charges de leurs revenus locatifs. Et le jeu en vaut la chandelle : si la somme des charges déduites est supérieure au total des loyers perçus, alors les propriétaires ne payent tout simplement aucun impôt sur ces revenus. Dans de très nombreux cas, les propriétaires se retrouvent donc gagnants à choisir cette option !

 

Une liste non exhaustive de charges potentiellement récupérables

Mais alors, quelles charges exactement les bailleurs peuvent-ils déduire ? L’administration fiscale explique qu’il n’existe aucune liste indicative des charges déductibles. Toutefois, pour pouvoir être déduite d’un revenu locatif, cette charge doit «répondre aux conditions générales des charges en Bénéfices industriels et commerciaux». Concrètement, cela inclut par exemple les frais payés par le propriétaire lors de l’acquisition du logement loué meublé. On pense ici aux éventuels frais d’agence immobilière, ou aux «frais de notaire». Si le bien a été acheté à crédit, il est également possible d’inclure les intérêts d’emprunt, ainsi que les frais d’assurance et les frais de dossier de crédit.

Par ailleurs, les propriétaires peuvent déduire de leurs revenus locatifs imposables les dépenses de travaux liées à l’entretien du logement et les réparations diverses. Sont également déductibles les charges de copropriété et les éventuels frais d’assurance tels que l’assurance loyer impayé ou l’assurance propriétaire non occupant. La taxe foncière, mais aussi la contribution foncière des entreprises (CFE) peuvent également être défalquées par le fisc. Enfin, si le propriétaire a confié son bien en gestion à une société tierce, ses honoraires peuvent être eux aussi déduits, tout comme les frais de comptabilité si le propriétaire se fait aider d’un fiscaliste spécialisé pour déclarer ses revenus.

Mais attention : pour pouvoir justifier la déductibilité de l’ensemble de ses charges, le propriétaire doit être en mesure de les justifier à l’administration fiscale, par exemple avec une facture. Et ces dépenses doivent bien entendu avoir été consenties pendant l’exercice fiscal en cours, à savoir ici en 2023 : les frais de notaire, par exemple, ne peuvent être déduits que la première année de location !

 

Suivez l’actualité immobilière et rejoignez-nous