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Le marché repart

Publié le 20/05/2026

Le marché repart. 55 % des professionnels constatent une reprise des transactions, même si elle reste souvent légère.

Côté offre, nous observons une hausse significative de +14 % des biens mis en vente au premier trimestre 2026. Cette dynamique positive montre donc un retour progressif de la confiance, mais elle n’est pas encore généralisée.

Quel est aujourd’hui le principal frein à la reprise ?

Le frein majeur reste la solvabilité des acquéreurs. Même si les taux se stabilisent désormais autour de 3 % à 3,3 %, ils demeurent élevés comparés à la période 2015-2021. Cette différence réduit mécaniquement la capacité d’emprunt des ménages. 

L’apport personnel est devenu déterminant : il représente en moyenne 17 % du budget d’acquisition, soit environ 52 000 €. Pour beaucoup de ménages, notamment les primo-accédants, ce niveau constitue un véritable obstacle au passage à l’acte.

Vendeurs et acheteurs ont-ils encore du mal à s’accorder ?

C’est effectivement un point déterminant. Une partie des vendeurs a déjà intégré la nouvelle réalité du marché en ajustant ses prix, mais cet alignement n’est pas encore généralisé. D’ailleurs, 60 % des professionnels immobiliers qui ne constatent pas de reprise identifient précisément ce décalage entre les attentes des vendeurs et la capacité financière des acheteurs.

Tant que cet ajustement ne sera pas pleinement réalisé, les délais de vente resteront plus longs et les négociations plus complexes.

Concrètement, qu’est-ce qui pourrait réellement relancer le marché de manière durable ?

Le premier levier reste incontestablement le financement. Les professionnels de l’immobilier soulignent avant tout la nécessité d’un accès au crédit plus fluide, d’une stabilisation durable des taux d’intérêt et d’un accompagnement renforcé des primo-accédants, aujourd’hui les plus pénalisés par les conditions d’emprunt.

Mais la relance du marché ne dépend pas uniquement des paramètres bancaires. Elle repose également sur un élément plus intangible : la confiance des ménages.

Lorsque la visibilité économique s’améliore et que les projets immobiliers redeviennent rassurants, les décisions d’achat s’accélèrent naturellement.

Parallèlement, la poursuite de l’ajustement des prix reste essentielle pour permettre une rencontre plus rapide entre vendeurs et acquéreurs. Aujourd’hui, nous assistons davantage à une phase de transition qu’à une reprise pleinement installée.

 

Source : Immomatin

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